Nouvelle flambée des prix du sucre : simple réplique sismique?

Le séisme économique est-il vraiment sous le contrôle de chacun des grands de ce monde et sommes nous prémunis contre de nouvelles vagues spéculatives? La globalisation et le prétendu Nouvel Ordre Mondial relèveraient-ils finalement du fantasme? Unis face à la crise économique, nos dirigeants seraient de taille à porter le coup de grâce à ces forces occultes.

Pourtant, cette semaine, les médias se font l’écho d’une nouvelle alerte : « le sucre s’enflamme ». En pleine convalescence, nous nous sentons à nouveau vulnérables.

La faiblesse des stocks et la mauvaise récolte indienne portent les cours du sucre vers des sommets. Tant à Londres qu’à New York, les cours du sucre sont au plus haut depuis près de 29 ans. Sur le Liffe, la tonne de sucre raffiné a touché aujourd’hui 589,90 dollars, tandis que sur l’InterContinental Exchange (ICE), la livre de sucre roux se négocie au-dessus de 23 cents.

Le marché du sucre est animé par des spéculations sur un déficit probable cette année.

Voici l’explication technique qui ressort d’une compilation d’articles et de communiqués de sources diverses parmi lesquelles Usine Nouvelle et Reuters.

L’Inde, deuxième producteur derrière le Brésil, a en effet vu 40% de sa production s’effondrer à cause d’une mousson pas assez pluvieuse en juillet 2008. L’Inde est en même temps le plus gros consommateur mondial, devant les Etats-Unis, avec une consommation estimée à 24 millions de tonnes, ce qui en fera un importateur net pour la première fois depuis la campagne 2005-2006.

Selon la revue spécialisée Public Ledger, l’Inde doit mettre en place un programme d’importations détaxées jusqu’en mars 2010, s’élevant à 2,9 millions de tonnes de sucre brut et 125.000 tonnes de sucre raffiné. Cela reste malgré tout insuffisant pour éviter une chute des stocks. Au cours des six derniers mois, les prix du sucre en Inde se sont appréciés de près de 40 %.

Certains experts craignent que les prix du sucre ne dépassent les 25 cents la livre sur l’ICE.

Plusieurs compagnies agroalimentaires, dont General Mills, Kraft Food et ConAgra Foods, se sont regroupées pour demander au gouvernement fédéral des Etats-Unis d’augmenter les quotas d’importation de sucre après que les stocks du pays soient tombés à un plus bas de 34 ans.

Le Brésil lui-même a été handicapé par l’excès de pluie alors que le phénomène climatique El Nino pourrait faire chuter davantage la production vers la fin de l’année.

Devons nous prendre ce diagnostic pour argent comptant?

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