La Lituanie pourchasse les fantômes du KGB

La Lituanie est en colère après la libération par l’Autriche d’un ancien officier du KGB..

D’après Vilnius, Vienne a ignoré “la solidarité européenne “en relâchant
Mikhaïl Golovatov recherché pour son implication dans le massacre de 14 victimes, commis dans la capitale lituanienne en 1991…

Le vice-procureur général de Lituanie Andrius Nevera estime que
“les actions des institutions autrichiennes qui ont libéré Mikhaïl Golovatov constituent une violation grossière des législations européenne et internationale.”

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Les dirigeants lituaniens poursuivent la traque des fantômes du KGB
pour faire oublier l’échec de l’enrôlement de leur peuple dans l’Union européenne, tout en se gardant bien d’évoquer leur contribution aux exactions de l’OTAN (Afghanistan, Balkans etc.).

Les pays de l’Est n’ont pas tous tiré le même profit de cette adhésion,
hormis, nous dit-on, la Pologne qui serait un exemple de réussite économique depuis son intégration dans l’Union européenne, . Parmi les nouveaux entrants, les Pays Baltes,
ex-républiques soviétiques, avaient alors un niveau d’excellence. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, sauf, avec certaines réserves, l’Estonie, dont la parenté et la proximité avec la Finlande ont tiré ce pays vers le haut.

L’implication des Pays Baltes dans les opérations de l’OTAN.
Par leur adhésion et leur contribution, les Pays baltes cautionnent les exactions de l’OTAN dans les Balkans (Bosnie, Serbie, Kosovo) et en Afghanistan où ils ont détaché des troupes. Mais cela ne semble pas poser de cas de conscience à leurs dirigeants.
Ces dirigeants ont toujours donné la priorité à l’admission de leur pays à l’OTAN plutôt qu’à l’Union européenne, soucieux de régler de vieux comptes avec leur passé.
Les diasporas, souvent basées aux Etats-Unis, y sont peut-être pour quelque-chose.

L’avenir des Pays baltes, et donc de la Lituanie, est plutôt sombre,
sans réel lien de cause à effet avec avec l’héritage soviétique.
Leurs dirigeants se raccrochent à un nationalisme dépassé, accordant une importance surréaliste à des langues si peu adaptées à la mondialisation.
On déplore, encore à l’heure actuelle, une discrimination envers les populations russophones, très mollement dénoncée par l’Union Européenne.

Une grande partie de la jeunesse pense n’avoir plus d’avenir dans le pays. La jeunesse active s’exile pour aller travailler « sans filet » dans certains pays de l’Union européenne avec des salaires «low-cost ». Beaucoup de ceux qui restent au pays, sont au chômage. Ces chômeurs et ces exilés ne contribuent donc pas au financement des misérables pensions de retraites de leurs aînés restés dans leur pays. De surcroît, beaucoup d’entreprises font faillite. Seules les banques suédoises prolifèrent, annonçant une crise à plus ou moins long terme. Ce n’est plus de 14 victimes, dont il s’agira.

Dans ce contexte, le jugement d’un ancien officier du KGB
est certainement la dernière des préoccupations de la population actuelle
.
L’Union européenne est complice de la faillite programmée des nouveaux entrants…

Y aura-t-il un tribunal pénal international ?

Et puis, il y a la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne et bientôt l’Italie ou la France…

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ARCHIVES DE RATGEMINI

Europe de l’Est : des lendemains qui déchantent

Lituanie: Union Soviétique – Union Européenne

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