L’irradiation des aliments serait une véritable panacée pour les industriels

Ionisation – Irradiation fruits et légumes janv-2012
Ce video-reportage TF1 avait été initialement mis en ligne en janvier 2012 sur un autre support

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Aliments irradiés Ed Golias 2010 – Collectif français contre l’irradiation des aliments

Dans cet ouvrage collectif, des scientifiques, écologistes, économistes, syndicalistes et consommateurs apportent leur regard sur l‘irradiation des aliments et Ie contexte dans lequel son usage se répand.

L’irradiation des aliments est officiellement une technologie idéale au service de la sécurité sanitaire mondiale, permettant d’éliminer des pathogènes responsabes de millions d’infections d’origine alimentaire, en partie mortelles. Souvent présentée comme une alternative bienvenue à l’usage d’autres dispositifs, comme les produits chimiques (devenus interdits ou impopulaires parce que toxiques), c’est cependant et surtout une technologie multi-usages (conservation, décontamination. ralentissement du mûrissement, inhibition de la germination) servant à merveille les intérêts de multinationales, répondant à des normes de gestion du risque calibrées pour la production et la commercialisation industrielle de masse à l’échelle mondiale, et ainsi un outil de domination économique stratégique.

Après la vache folle, à côté des pesticides et des OGM, l’irradiation des aliments…

Article de Jean-Pierre Berlan, ancien Directeur de Recherche à l’inra Montpellier:

L’irradiation des aliments apparaît à chacun des agents de filières de production, comme une panacée : en supprimant les risques d’intoxication aigüe, elle dégage la responsabilité des industriels ; elle prolonge la durée de vente des produits ; elle permet de supprimer les contrôles coûteux tout au long des  » filières  » ; elle rend possible l’utilisation d’ingrédients de qualité microbiologique médiocre puisque, de toute façon, tout ce qui vit sera tué.

Avec sa ligne de crédit à la  » Banque Verte « , l’exploitant achète aujourd’hui ses chevaux à John Deere, son avoine à Total, ses engrais à AZF, ses semences et biocides à Monsanto et sa nourriture à Casino.

Simple rouage d’un système qui transforme les pesticides en pain Jacquet et dont le but est de produire des profits quelqu’en soit le coût humain ou environnemental, ce technoserf que l’Etat a habilement chargé du recel des subventions destinées en réalité aux industriels se présente toujours comme paysan.

Pourtant, conception et exécution sont séparées, le travail est en miettes, le contrôle est d’autant plus totalitaire que le technoserf endetté travaille sous un contrat  » librement  » signé qui lui donne la liberté d’être son propre contremaître.

Quant aux  » filières de production « , elles exigent la spécialisation, la standardisation, la normalisation, l’homogénéité des procédures et des marchandises.

La production de marchandises industrielles aussi homogènes et stables que des canettes de Coca-Cola butte toutefois sur la difficulté lorsqu’il s’agit de produits vivants ou obtenus par des processus vivants.

Qui dit vie, dit diversité, changement, et bien sûr, corruption possible.

Jusqu’ici, ce problème a été résolu par les machines, engrais, agrotoxiques etc. appliqués à des  » variétés  » homogènes (toutes les plantes sont les mêmes) et stables (elles restent identiques d’une génération à la suivante), c’est-à-dire à des clones.

Quant aux industries alimentaires, elles liquident l’hétérogénéité résiduelle de ces marchandises agricoles en les  » dénaturant  » pour éliminer ce qui restait de diversité et de vie, pour reconstruire des marchandises industrielles, parfaitement homogènes et stables, à coup de colorants, d’agents de sapidité, de texture, de conservateurs et autres  » additifs alimentaires « .

Elles remplacent ainsi les risques d’intoxication aigüe dont la cause est immédiatement identifiable par un empoisonnement invisible, chimique, chronique, à long terme, qui permet aux responsables de dormir tranquilles en incriminant d’obscures  » maladies de civilisation  » en plein essor.

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François Veilleratte président du MDRGF
et co-auteur, avec Fabrice Nicoiino, de « Pesticides, révélations sur un scandale français » (Fayard, 2007):

Irradiation des aliments et pesticides :
deux béquilles d’un système de production agricole malade de son industrialisation

Les modes de production et de transformation de nos aliments sont actuellement basés sur des systèmes agro-indus-triels totalement déséquilibrés, à la recherche permanente de toujours plus de profit, responsables d’une foule de pathologies qui menacent ces aliments eux-mêmes.

Côté production, le système est basé depuis plus de 50 ans sur une culture de plus en plus intensive

Du côté de la production, le système est basé depuis plus de cinquante ans sur une culture de plus en plus intensive de variétés sélectionnées pour leur potentiel de rendement, dopées par de fortes doses d’engrais, azotés notamment.
Mais l’obtention de ces performances n’est possible qu’au prix de l’utilisation d’une chimie dangereuse. Ces systèmes de rendement, pratiqués sur de vastes surfaces en monoculture mono-variétale sont fragiles et sensibles aux maladies fongiques et aux ravageurs en tout genre et ne peuvent produire que parce qu’on les protège de ces déséquilibres par l’attirail chimique toxique épouvantable des pesticides.
Si les industriels des firmes qui produisent ces pesticides les désignent par l’euphémisme  » produits phytosanitaires « , c’est bien l’aveu que les cultures sont malades, malades des pratiques agricoles industrielles démentes mises en oeuvre depuis un demi siècle.

Du côté de la fabrication et de la distribution de nos aliments également,

la tentation est grande de produire toujours plus vite pour toujours moins cher des aliments venant de contrées de plus en plus lointaines et qui viendront s’entasser sur les rayons de supermarchés de plus en plus énormes.

Le développement de ce système se heurte cependant aux limites propres aux aliments qui sont des produits périssables.
Comment faire pour pouvoir commercialiser des viandes triturées mécaniquement sans risquer de les voir être contaminées par de redoutables germes pathogènes?
Telles sont les questions qui tenaillent les dirigeants de notre agro-industrie, en recherche permanente de toujours plus…
Ce procédé [l’irradiation], dont on connaît pourtant les risques, répond parfaitement au fantasmes de ces agro-industriels car il permet de faire tourner les chaînes d’abattage à une plus grande vitesse (au mépris des règles d’hygiène de base), il permet de conserver les aliments plus longtemps sur l’étagère ou encore il permet de les transporter sur de plus longues distances.
Le problème est que, comme dans le cas des aliments traités par des pesticides, les aliments ainsi irradiés sont transformés en aliments renfermant des composés toxiques et à plus bas contenu en certaines vitamines… tout sauf des aliments de santé donc.

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Erreur
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L’irradiation des aliments – documentaire de l’INA – 23/02/1961 –

Louis-Roland NEIL s’entretient avec Jean DEBIESSE, directeur du centre de Saclay, et Monsieur LEVEQUE, responsable du Centre européen sur l’irradiation des aliments (CEIIA). Jean DEBIESSE explique que l’on utilise les radioéléments pour traiter les aliments. Monsieur LEVEQUE parle des différentes sources de radioéléments. Il parle des rayonnements de relativement faible énergie utilisés, qui ne peuvent pas activer les aliments, donc ceux-ci ne deviennent pas radioactifs. Ces recherches ont pour but d’obtenir des aliments de meilleure qualité et se conservant plus longtemps. Des tests de toxicité ont été réalisés sur des animaux et se sont avérés entièrement satisfaisants. Ces expériences sont menées maintenant depuis 5 ans, et certaines d’entre elles devraient aboutir à des utilistations industrielles d’ici deux ans. Il évoque les essais réalisés sur la pomme de terre, pour empêcher leur germination, qui sont concluants.

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