Initiation à l’esprit d’entreprise – en Inde, les enfants des rues ont leur banque

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Children from Indian streets learn art of investment. Above video published by RT : May, 2010

Des milliers d’enfants sont livrés à eux-mêmes dans les rues des villes indiennes. Une ONG locale a trouvé une idée originale pour leur venir en aide : elle a mis sur pied une banque qui gère leur épargne et les initie à la finance.

La banque Children’s Development Khazana, a ouvert ses premiers bureaux à New Delhi en 2001, avant de se développer dans tout le pays et même à l’étranger. Elle compte aujourd’hui 300 branches en Inde, au Népal, au Bangladesh, en Afghanistan, au Sri Lanka et au Kirghizstan.

Mukesh est apparemment un adolescent ordinaire, mais il est un gérant d’une succursale de la banque Khazana de développement pour enfants. Cette banque, presque entièrement dirigée par des enfants s’adresse aux enfants des rues de New Delhi. Les dépôts sont rémunérés.

Selon les jours, il y à plus ou moins d’enfants. Ceux qui ont besoin d’argent font des retraits sur leurs comptes, tandis que ceux qui ont fini leur travail viennent déposer les recettes de la journée.

La banque fonctionne sous l »égide d’une O.N.G. locale « Butterflies »,
et n’appartient à aucune entité commerciale.
L’établissement est ouvert aux enfants de 9 à 18 ans.
Les managers sont élus tous les six mois par les enfants eux-mêmes.
La banque les aide ainsi à acquérir des compétences professionnelles utiles.

“ La banque appartient à tous,” nous dit Rita Panicker, directrice de l’O.N.G. « Butterflies ». “Les clients sont aussi les propriétaires. Dans une banque traditionnelle, vous êtes juste un client, vous n’avez pas votre mot à dire sur la gestion, sur qui peut recevoir une avance et sur l’utilisation de votre argent.”

« Un élément clé du mandat de la banque est d’aider les enfants
à acquérir des compétences entrepreneuriales pour créer un business.
La banque leur accorde des prêts pour démarrer ».

Parveen, 14 ans est fier d’avoir son compte. Il a débuté comme vendeur dans un magasin et arrive à présent à épargner 10 roupies par jour (20 cents). Il nous confie : « Quel que soit l’argent gagné, je le dépose en banque. Quand je serai plus grand, je voudrais faire des études pour obtenir un bon emploi».

Pour des milliers d’enfants des villes et de la campagne de l’Inde,
l’apprentissage de l’art de capitaliser de petites sommes d’argent,
c’est précisément ce qui leur permet de rêver et leur fournit une motivation pour travailler.

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Lire également l’article paru dans 20 minutes du 10-07-2012 :
En Inde les enfants des rues ont leur banque, pour capitaliser sur l’avenir

En juin 2011, la BBC avait réalisé un bref reportage viséo : New bank for India’s child workers (Nouvelle banque pour les enfants qui travaillent en Inde)

Selon l’Unicef, il y aurait 35 millions d’enfants qui travaillent en Inde. Beaucoup d’entre eux sont employés illégalement alors qu’ils devraient être à l’école. Une nouvelle banque a été créée pour aider ces enfant à épargner le peu qu’ils gagnent pour se préparer un avenir meilleur.

Malheureusement, le reportage de la BBC s’en tient à dénoncer le travail des enfants.
Que doivent faire les familles dont les revenus sont insuffisants pour survivre ?
Émigrer en Europe comme le font les Africains (du Nord au Sud) et vivre de mesures sociales, sans contrepartie ?
N’est-il pas au contraire de la responsabilité des grandes puissances d’encourager de telles initiatives locales ou de faire en sorte que les familles aient les moyens d’éduquer leurs enfants? D’autant que ce sont les donneurs d’ordre peu scrupuleux venus des pays développés et appartenant souvent à des groupes multinationaux, qui sont responsables de l’exploitation de cette main-d’oeuvre.
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