France Orange Mécanique dénonce l’ensauvagement de la nation

Dans son livre « La France Orange Mécanique », Laurent Obertone s’interroge:

« Pourquoi, dans un pays réputé juste, tous les commentateurs semblent trouver normal que Zakaria ne paie pas à la société le montant exact de la valeur de son crime ? Pourquoi sait-on déjà qu’il ne sera condamné à rien d’éternel ? Pourquoi les associations et autres travailleurs sociaux ne se soucient-ils que de la réinsertion de Zakaria, en oubliant Pauline [la victime du viol] à son malheur ? »

Accusé de prendre parti pour les thèses d’extrême droite, Laurent Obertone a été qualifié de « blogueur d’extrême droite » par Mediapart.
Laurent Obertone répond aux accusations de Mediapart [Lire document]
La justice va devoir trancher, l’auteur de « La France orange mécanique » ayant décidé de porter plainte pour diffamation, contre le journal en ligne.

On n’est pas couché du 02 mars 2013 s’accommode de l’ensauvagement de la nation

Aymeric CaronAymeric Caron s’en prend à Laurent Obertone pour le manque de sources fiables à l’appui des chiffres cités dans son livre. « Ce n’est pas un travail journalistique, c’est un travail de désinformation. Vous affirmez des choses sans les prouver. »

« Il y a beaucoup de chiffres que vous ne sourcez pas et quand vous les sourcez c’est n’importe quoi » lance-t-il à Laurent Obertone…

En fait, Aymeric Caron n’a pas digéré la leçon de journalisme que lui a infligée Vincent Peillon, la semaine passée
[voir la vidéo] :
par deux fois, il s’était essayé à destabiliser le Ministre. La première en sortant les conclusions d’un rapport qui n’existe pas encore, cité par un journaliste selon lequel seulement 1 enseignant sur 5 serait compétent. Un chiffre, qui appelle un minimum de précaution sur la méthodologie qui a amené à ce chiffre. Mais Aymeric Caron, préférant le choc des chiffres à la véracité de son propos, mit au défi le Ministre de réagir. Et c’est une leçon de journalisme qui s’en suivit, Vincent Peillon lui demandant de sortir le rapport qu’Aymeric Caron fut bien en mal de produire, ni même de citer, puisque celui-ci n’est apparemment pas publié. « Sourcez », lui intima alors le Ministre qui refusa bien évidemment de commenter un rapport « fictif » présenté sous le sceau de l’information. « Sourcez » lui répéta-t-il, à l’occasion d’une citation approximative.

A l’attention de Laurent Obertone, Aymeric Caron lance: « Je trouve ce livre absolument odieux. C’est un manifeste raciste, bourré de haine »(sic).
« Vous vous en prenez tellement aux anti-racistes qu’on finit pas croire que vous êtes raciste », surenchérit Laurent Ruquier.
Aucun message de compassion à l’adresse de la victime, de la part des invités de l’émission qui sont venus promouvoir une oeuvre ou un spectacle dont le téléspectateur se fout éperdument. Pour certains d’entre eux, « France Orange Mécanique » diffuse la haine et ne sert à rien.

Donc, de la victime (Pauline), il n’est plus question : « à part le réconfort [à la victime] qui hélas ne réparera rien… est-ce qu’il faut se tourner vers des solutions aussi terribles [pour le criminel] que la perpétuité » s’inquiète Laurent Ruquier. Les invités, souvent applaudis par le public, sont unanimes : on ne va pas se montrer inhumain envers un accusé qui bénéficie d’une circonstance atténuante (pour la gauche) : il est noir…

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Extrait des premières pages de La France orange mécanique:

L’homme s’est mis à marcher quand elle est passée devant lui. Elle a alors accéléré le pas, en osant un coup d’oeil par-dessus son épaule. Il était trapu, le crâne rasé, la peau sombre, vêtu d’un blouson noir. Il marchait derrière elle, les mains dans les poches. Elle avait vu ses yeux…

Malgré tout ce qu’on lui avait appris, la confiance en soi, l’auto-défense, les beaux discours de bienveillance envers les inconnus, le rejet des préjugés… la peur, cette peur honteuse était là, marchait sur ses pas.

L’étudiante a pressé le pas. Lui aussi. Le bruit des pas, tout proche. Nouveau coup d’oeil. Il était là. Ses mains n’étaient plus dans ses poches. Devant elle, l’escalier qui menait au parking. Sa voiture. À quelques mètres du salut… elle est saisie par des bras puissants, soulevée, violemment jetée du haut de l’escalier. Une chute de dix mètres qui lui brise la colonne vertébrale… Ce n’est pas terminé…

Comme dans ses pires cauchemars, elle ne peut plus fuir, pas même bouger. Son cerveau ordonne, le corps ne répond pas. Ce n’est plus son corps. C’est déjà celui de ce prédateur qui le traîne à l’abri d’un bosquet. Il la frappe… Il arrache ses vêtements, la torture, la viole à plusieurs reprises, variant les plaisirs, de toutes les façons possibles… Il la frappe encore. La fait taire. Lui écrase sa grosse main sur la bouche, jusqu’à lui briser la mâchoire. Elle avale son sang. «C’est une véritable horreur. Il ne pouvait pas ignorer son état », a expliqué un neurochirurgien au procès…

Au petit matin, le prédateur abandonne sa proie. Quelques heures plus tard, une promeneuse entend des gémissements. Elle avance vers le bosquet et découvre la malheureuse. Celui qui vient de prendre son existence se nomme Zakaria. Il a déjà été condamné pour agression sexuelle. Pendant qu’il est interpellé par les policiers, les chirurgiens de Besançon parviennent à sauver les membres supérieurs de sa victime. Ils ne peuvent rien faire pour ses jambes. Pauline passera le reste de ses jours dans un fauteuil roulant, dépendante de soins lourds, sans parler des dégâts psychologiques, qu’aucune thérapie ne pourra jamais effacer.

Les faits se sont déroulés en octobre 2004. Zakaria a été condamné une première fois, puis a fait appel. Pour sa défense, l’homme prétend qu’il n’a pas pris conscience de la gravité des blessures de la jeune femme pendant qu’il la violait. « Mon client n’a jamais eu la volonté de commettre des actes de torture et de barbarie lorsqu’il violait la victime », a expliqué son avocat. Et surprise, la cour de cassation casse ce jugement, pour vice de forme. On pousse à nouveau Pauline dans l’escalier. La justice la replonge dans sa nuit infernale.

Zakaria a une nouvelle fois été jugé en 2010, après six ans d’attente pour la malheureuse paraplégique. Zakaria s’est de nouveau défendu, a de nouveau été condamné, à la prison à perpétuité avec 22 ans de sureté. Un verdict réservé aux assassins.

C’est à partir de ce genre de fait que le citoyen normalement constitué pose son journal et s’interroge. Pourquoi Besançon, vieille ville provinciale à la réputation plutôt bonne, a-t-elle été le théâtre d’un crime aussi épouvantable ? Pourquoi ce drame n’a-t-il pas intéressé les médias nationaux, censés « distiller la peur » à la première occasion ?

Puis on finit par dessiner le tableau de l’insécurité de la France entière. Et de faits en rapports, d’articles en rencontres, de crimes en investigations, on découvre l’ampleur du désastre.

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Les Matins Radio France – Hugues Lagrange: Le Déni des cultures (2010)

« Le Déni des cultures », étude sociologique de la population immigrée d’Afrique, avait déjà suscité une polémique.
Pourtant, ce livre semble plus consensuel (gauche droite) que « la France Orange mécanique ».

L’auteur soutient toute politique en faveur du développement
des populations provenant d’Afrique.

Il déplore (prétend) que les immigrés africains se retrouvent isolés et abandonnés à eux-mêmes (les classes moyennes fuient les quartiers où débarquent ces familles). Et Hugues Lagrange de souhaiter que ces populations soient disséminées dans le pays, pour qu’elles puissent bénéficier des mêmes chances que les Français.
De l’arrêt des flux migratoires il n’est pas question.

Hugues Lagrange, est d’accord avec l’idée de discrimination positive
qu’il a évoqué dans plusieurs interviews.

Mais le laboratoire Unité de recherche, migration et société (sic) est en total désaccord:

Maryse Trippier, professeur émérite à l’université de Paris 7-Diderot et membre du laboratoire Unité de recherche, migration et société commente l’ouvrage de Hugues Lagrange « le Déni des cultures » [Interview parue dans 20 minutes du 30-09-2010]

L’autoritarisme des pères des jeunes décrit par Hugues Lagrange n’est pas propre à cette vague migratoire, qui est seulement plus récente. On a aussi beaucoup reproché aux pères des familles maghrébines d’être trop autoritaires. Cette autorité est d’ailleurs généralement mise à mal dans l’expérience de l’émigration. En outre, les questions d’autonomie des femmes et d’autorité des pères sont récurrentes dans nos sociétés, y compris occidentales. Dans les couches populaires des années 50 en France, ce n’était pas si différent. L’immigration originaire d’Afrique sahélienne est plus récente et donc confrontée aux mêmes problèmes que les vagues précédentes, dans un contexte encore plus difficile.

20 minutes: mais le fait d’identifier et de nommer ces «facteurs» peut-il aider à l’intégration?
Comment la société peut-elle valoriser des différences culturelles qu’on présente comme étant la source de la délinquance? En parlant de polygamie, de père autoritaire, de familles nombreuses, on n’aide pas à l’intégration. On dit, «ils sont nés comme ça», c’est comme s’ils avaient une fatwa sur la tête.

20 minutes: les propos de l’auteur sont de tout même plus nuancés…
Oui, mais insister, comme Hugues Lagrange le fait, sur un groupe en particulier est dangereux. Ce qui nous inquiète, c’est la récupération de ses travaux, qui sont le fruit de plusieurs années de travail, notamment à Mantes-la-Jolie. Que peuvent entendre les jeunes issus de l’immigration dans un débat pareil?
Qu’ils ne seront jamais de «bons Français»?

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