BHL – combattant de « la raison » contre « l’instinct » et contre « la barbarie »

On n’est pas couché (ONPC ) Laurent Ruquier du 05-09-2014 :

Le fou de guerre Bernard-Henri Lévy
poussé dans ses retranchements
par le duo Léa Salamé/Aymeric Caron

Ce large extrait est complété par quelques notes d’information insérées dans la vidéo

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Bernard Henri Lévy est venu présenter sa pièce de théâtre
(on parlera plutôt d’une pièce engagée, d’une pièce politique) :

« L’Europe, c’est le choix de la raison contre l’instinct, le choix de la raison contre la barbarie »

Cette réflexion est destinée à marquer l’histoire, mais il serait vain d’y voir une clé de l’engagement délirant de Bernard Henri Lévy… Au nom de la raison, BHL ne cache pas ses phobies : « l’empire militaire poutinien », « l’empire commercial chinois », la Libye, la Syrie et maintenant, les « salopards de l’État islamique », le «fascislamisme » etc. Chez BHL, relève de l’instinct et de la barbarie, tout ce qui résiste à la vague atlantiste (et « sioniste », vont jusqu’à lancer certains de ses adversaires).

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Michael Parenti [Michael Parenti Political Archive – official website]

« La guerre US livrée en Yougoslavie » (The U.S. War on Yugoslavia)
conférence donnée le 16 mai 1999 à Seattle

En 2000 Michael Parenti publiait « To Kill a Nation: the Attack on Yugoslavia ». Ce livre démontre que la politique américaine a délibérément provoqué l’effondrement de la Yougoslavie;
il a également affirmé que des preuves de crimes de guerre serbes avaient été fabriquées de toutes pièces.

Dans le chapitre 5, intitulé «Croatie: Nouvelle République, Vieux réactionnaires », Parenti évoque la collaboration croate avec les nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale, en précisant : «de 1941 à 1945, la Croatie est un Etat nazi, co-belligérant de l’Axe à part entière, en guerre avec les Alliés. »

Dans le Chapitre 6, intitulé « la Bosnie : Nouvelles Colonies », Parenti consacre un paragraphe à la division Handschar (Handžar, en bosnien) – 13e division de montagne de la Waffen-SS en Bosnie, composée de nombreux Bosniaques.
Voir article Ratgemini : Handschar – la Waffen-SS en Bosnie

Dans le chapitre 9, intitulé « la diabolisation des Serbes», Michael Parenti rejette les preuves qui ont été documentées pour attester que le viol de masse avait été utilisé pour terroriser la population bosniaque. Le 27 Juin 1996, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) publiait l’acte d’accusation suivant: « les femmes musulmanes de Foca (Bosnie sud-Herzégovine) ont été soumises à un régime brutal de viol collectif, la torture et d’asservissement par des soldats serbes de Bosnie, des policiers et des membres de groupes paramilitaires après la prise de contrôle de la ville en Avril 1992 ». L’acte d’accusation charge huit chefs militaires serbes : Dragan Gagovic, Gojko Jankovic, Janko Janjic, Radomir Kovac, Zoran Vukovic, Dragan Zelenovic, Dragoljub Kunarac et Radovan Stanjovic pour leur rôle dans l’organisation de ces camps de viol. Les objections de Parenti sur la réalité des viols de masse n’ont pas abouti et vont donc à l’encontre du verdict du TPIY.

Le chapitre 9 nie également l’ampleur du génocide de Srebrenica; selon un documentaire de Bill Moyers qui déclarait que 7414 civils avaient été tués. Selon Parenti le nombre réel était probablement beaucoup plus faible. En 2004, dans l’affaire du Procureur c. Krstić, le TPIY a jugé que le massacre de Srebrenica constituait un génocide, et a ajouté que le tribunal «estimait le nombre de morts à environ 7500 ». Depuis 2004, Parenti ne s’est pas rétracté sur le génocide de Srebrenica.

En mai 2012, le Congrès des Bosniaques d’Amérique du Nord (sic) a écrit une lettre ouverte au Centre de Justice et de Paix de San Jose, lui demandant d’annuler l’invitation de parler qui avait été accordée à Michael Parenti, pour avoir «nié explicitement que le génocide, le viol systématique des femmes et des filles et le nettoyage ethnique aient jamais eu lieu en Bosnie », et pour avoir « rejeté le blâme sur les Bosniaques pour le génocide de Srebrenica ». À la réception de cette lettre, le Centre de Justice et de Paix de San Jose a annulé le temps de parole accordé à Parenti.

Parenti a également exercé les fonctions de président US du Comité international pour la défense de Slobodan Milosevic, ce qui revenait à nier le génocide bosniaque et a demander au TPIY de libérer immédiatement Milosevic, en dépit des lourdes charges pour sa participation dans des crimes de guerre.

Les convictions de Michael Parenti l’ont amené à prendre la tête de la section US du Comité international pour la défense de Slobodan Milošević, qui lui permettait de dénoncer la partialité du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.

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