Archives pour la catégorie art et culture

Meilleurs vœux pour l’année 2019 !

Évidemment, c’est la traditionnelle formule.
Mais, apprenons à être moins gourmands et plus réalistes.
Que l’année 2019 voit l’aboutissement de notre projet le plus cher…
Ce ne serait déjà pas si mal.

Pour aborder l’année d’une manière dynamique, commençons dans la bonne humeur avec une petite vidéo de 2Cellos, un duo de violoncellistes croates composé de Luka Šulić et Stjepan Hauser, de formation classique. Ils enregistrent chez Sony Masterworks depuis 2011 et ont sorti quatre albums. Ils exécutent des arrangements instrumentaux de chansons pop et rock bien connues, ainsi que de la musique classique et cinématographique. Le duo se produit sur la scène internationale.

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Joyeux Noël ! Psaume 50 en araméen

Jésus-Christ était un Juif, mais, paraît-il, il s’exprimait en araméen.
Alors pourquoi se priver d’écouter ce merveilleux Psaume 50 en araméen même s’il ne s’agit pas d’un chant de Noël.

L’occasion d’avoir une pensée pour tous ces Chrétiens martyrs du Moyen-Orient sacrifiés par la passivité criminelle du monde occidental face au véritable terrorisme.

Archimandritre Seraphim

Archimandrite Seraphim Bit-Haribi est accompagné par le chœur du monastère des 13 pères assyriens (Géorgie)

Dirty Corner : nouvelle agression culturelle au château de Versailles

Anish Kapoor Le vagin de la Reine

« Dirty Corner », la plus imposante des œuvres du sculpteur Anish Kapoor installées dans le parc du château de Versailles (une trompe d’acier à la connotation sexuelle évidente), a été – selon la presse – « vandalisée » par des jets de peinture jaune et des graffitis antisémites. Cette œuvre, qui s’inscrit dans un nouveau courant d’art dégénéré, est souvent qualifiée dans la presse de « vagin de la reine » (formule que Kapoor affirme n’avoir jamais employée, bien qu’il ait lui-même expressément qualifié son œuvre de « très sexuelle » [le terme « trivial » serait plus approprié]), cette oeuvre ne constitue-t-elle pas un acte de vandalisme envers l’un des joyaux de la civilisation française ?

L’installation et le démontage de cet ouvrage qui évoque plutôt l’évacuation des eaux usées, nécessite l’intervention de brigades de manutention et du matériel de levage. Mais qu’Anish Kapoor ne se tracasse pas : la collectivité prend tous les frais à sa charge y compris le stationnement et la remise en état du parc. Pas question non plus de réparation financière du préjudice moral et culturel infligé à la nation française.

Non, Anish Kapoor avait entendu dire que le fisc français choyait les artistes et collectionneurs cosmopolites. Donc, à l’instar de ses prédécesseurs (Koons etc.), Anish Kapoor est venu se refaire une santé financière.

Le Figaro a choisi son camp en titrant, ce 07/09/2015: Œuvre d’Anish Kapoor dégradée – la presse étrangère réagit : «Honte sur la France»

Pour mémoire, les deux derniers présidents de l’Etablissement public du château :
– hier, Jean-Jacques Aillagon (proche de la famille Chirac et de François Pinaud)
expositions Jeff Koons, Takashi Murakami etc.
– depuis 2011 Catherine Pégard (nommée par Sarkozy).

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Dans son ouvrage « l’Art et la Philosophie » Bernard-Henri Lévy développe l’idée qu’il faudrait « disjoindre l’art de l’esthétique ». Selon BHL, l’art aurait été pris en otage il y a un siècle et demi par une discipline importante qui est l’Esthétique (la beauté, la théorie du sensible)…
S’agit-il du retour en force d’une forme « d’art dégénéré » ?

[MISE A JOUR du 07/09/2015]

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LVMH participe au programme de restauration du Grand Versailles
Gageons que l’opération sera rentable, car le mécène Bernard Arnault est loin d’être candide:
en 2005, il a su se séparer de la maison Christian Lacroix, fleuron de la mode française en raison d’un désaccord de stratégie de développement et de résultats jugés insuffisants.

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PRESENTATION DE TAKASHI MURAKAMI

Takashi Murakami est apparu sur la scène de l’art contemporain international en 1991
Né à Tokyo en 1962, Takashi Murakami se fait remarquer en 1991, grâce à l’exposition « Takashi, Tamiya ». Diplômé de peinture traditionnelle japonaise de l’université des Beaux Arts et de la Musique de Tokyo, Murakami bénéficie en 1994 d’une bourse de l’Asian Cultural Council et participe au P.S.1 International Studio Program à New York, où il établit alors son atelier. L’année suivante, il retourne au Japon et fonde l’Hiropon Factory (rebaptisé Kaikai Kiki), studio de production qui lui permet de mener ses propres recherches et de soutenir le travail de plusieurs jeunes artistes nippons.

Le travail de Takashi Murakami décline tous les modes d’expression contemporains, de la performance à la sculpture et à la peinture monumentales, en passant par le merchandising le plus primaire. Son travail exploite les thèmes des « mass media » et de la culture pop, notamment la veine manga, revisités et détournés dans des œuvres ludiques, aux accents parfois « porno-pop ». Le style de ses peintures, les « Superflats » (néo-pop japonais), se caractérise par des aplats de couleurs et des images graphiques dérivées des dessins de mangas. il revendique l’héritage de Warhol et du pop art américain, tout en analysant la manière dont l’art japonais peut trouver une autonomie face au modèle occidental.

L’artiste est surtout connu pour ses sculptures monumentales en fibre de verre de personnages de dessins animés érotisés, et ses ballons gonflables à l’effigie de son personnage Dob.

Quelques œuvres majeures :
•Mr Dob (1997)
•My Lonesome Cowboy (1998)
•Jellyfish eyes (2001)
•Tan Tan Bo Puking – a.k.a. Gero Tan (2002)
•Double Helix Reversal (installation, New York, Rockefeller Center, 2003)
[source : Arts Fluctuat]

Takashi Murakami est représenté en France par la galerie Emmanuel Perrotin, Paris.

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[MISE A JOUR LE 01-10-2010]

Pour Marc-Edouard Nabe,
« Cloaca » de Wim Delvoye (machine à fabriquer des excréments sur le modèle d’un tube digestif) symbolise à merveille « l’oeuvre contemporaine-type ».

« Ce soir ou Jamais » du 27-09-2010. Emission de Frédéric Taddei sur France-3.
Autres participants : Jean-Jacques Aillagon, Laurent Fabius.
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ARCHIVES

Sculptures monumentales de l’artiste Bernar Venet dans les jardins du Palais de Versailles

Lire également l’article sur la Biennale de Moscou 2009 « contre l’exclusion »
avec une vidéo sur l’œuvre de Jeff Koons, précédent scandale à Versailles.
L’œuvre de Takashi Murakami est souvent associée à celle de Jeff Koons.

Car c’est déjà sous l’impulsion de Jean-Jacques Aillagon que
Jeff Koons avait pu exposer ses sculptures au Château de Versailles en 2008

Idem pour les œuvres de Xavier Veilhan exposées dans les jardins de Versailles en 2009.

Agni Parthene – chef d’oeuvre du monastère de St. Nectarios of Aegina en Grèce

Agni Parthene
Agni Parthene (grec moderne Αγνή Παρθένε,« O Vierge Pure » ) est un hymne non liturgique composé en grec par saint Nectaire d’Egine (St. Nectarios of Aegina) au XIXe siècle.

La présente playlist, propose cinq parmi les meilleures interprétations

Greek – Divna Ljubojevic (Serbia)
Old Church Slavonic – Valaam Brethren Choir (Russia)
Greek – Simonopetra Monastery (Greece)
English – Boston Byzantine Choir (United States)
Arabic – St. Nectarios of Aegina (Greece)

L’approche de Noël nous invite à honorer l’apport culturel de la religion chrétienne en Europe
et le rayonnement de la Grèce perpétué grâce à la ferveur de ses monastères orthodoxes.

Au sein de l’Union européenne, certains cercles (lobbys) exogènes
s’activent à saboter cet héritage à coup de « multiculturalisme ».

A propos d’Agni Parthene: selon la tradition, la Vierge Marie apparut à Saint Nectaire dans le monastère de St. Nectarios of Aegina en Grèce et lui demanda de prendre note, sur un papier, d’une hymne particulière, que les anges pouvaient lui chanter : il s’agissait d’ « Agni Parthene ». Le papier original peut encore être vu, sur une table dans la chambre de son monastère. La mélodie originale de cette hymne fut composée par un hymnographe athonite qui eut une vision de la Vierge lui demandant de composer cette œuvre.

L’enregistrement des moines du Monastère de Simonopetra
contribua à la popularité de l’œuvre.

Hacking Wagner : « briser les codes » de la censure culturelle en Israël

Saar Magal - Hacking Wagner 2012
Interview de Saar Magal – Hacking Wagner 2012 – capture d’écran Metropolis du 17-03-2012 (ARTE/SWR)

Saar Magal, chorégraphe israélienne, veut briser le tabou de la musique de Wagner en Israël.

Avec son spectacle « Hacking Wagner », présenté au Festival de l’Opéra de Munich 2012,
Saar Magal cherche à « briser les codes » (le carcan culturel) en Israël.
Une démarche courageuse, même si la chorégraphie est assez déconcertante.
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Richard Wagner, au génie universellement reconnu, reste tabou en Israël.
Beaucoup d’Israéliens sont réfractaires à la musique wagnérienne, comme ce journaliste de 85 ans, Noah Klieger, qui a combattu en France dans une organisation clandestine juive contre les nazis. Motif: Wagner était ouvertement antisémite. De plus, sa musique était prisée à l’époque nazie.

Juin 2012 : interdiction d’un concert de Wagner à Tel-Aviv
(The Guardian: Tel Aviv Wagner concert cancelled after wave of protest.
University cancels booking, saying performance of works by Hitler’s favourite composer would offend Holocaust survivors)
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Mais, à l’instar de la nouvelle génération, la chorégraphe israélienne de 35 ans,
Saar Magal, elle-même petite-fille de survivants de l’Holocauste, veut accéder à l’œuvre de Richard Wagner, dont plusieurs générations ont été privées.
Pour autant, Saar Magal n’entend pas s’enfermer dans le carcan d’un conservatisme sur le plan de l’interprétation.

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HACKING WAGNER

The term ‘hacking’ refers to breaking a code: dismantling and recomposing, reverse-engineering to defeat the original purpose. In this piece, Hacking Wagner, we – the cast and the creative team, comprised of both Israeli and German performers and artists – take it on ourselves to hack icons, symbols, phenomena, ideas, social axioms, sacred cows, and all those ‘obvious’ things which have become mental habits, dictated by the powerful and by generations of institutional inertia.

The piece is a field of personal associations, a strain of a collective subconsciousness as regards to the Wagner issue and the peculiar Jewish – German cultural love affair which took place before the war, before the Holocaust and before all hell broke loose; a tense affair of love and hate that persists to this day.

“It has become increasingly clear to me that the ‘Wagner ban’ is not quite about Holocaust survivors, but a kind of social norm which the public enforces without giving it a second thought”.

“In this piece, we take it on ourselves to hack icons, symbols, phenomena, ideas, social axioms, sacred cows, and all those ‘obvious’ things which have become mental habits”.

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« UN CONCERT SCANDALEUX » DANIEL BARENBOÏM: « POURQUOI JE JOUE WAGNER »
Le chef d’orchestre israélien, premier à avoir dirigé Wagner dans son pays, raconte son rapport à ce compositeur grandiose et antisémite.
[Nouvel Observateur du 09-03-2014]

Jouer des œuvres de Wagner dans le pays est un autre des tabous qu’entretient Israël. À cet égard, je dois dénoncer le mythe, toujours enraciné dans les esprits plus de dix ans après les faits, selon lequel j’ai provoqué un scandale en donnant en 2001 avec la Staatskapelle de Berlin le Prélude et le Liebestod de Tristan et Isolde.
Ces deux morceaux ont été joués en bis après quarante minutes d’échanges avec le public. J’ai invité les spectateurs qui voulaient partir à le faire. Seules vingt ou trente personnes qui ne souhaitaient pas écouter du Wagner ont quitté la salle. Le reste du public a applaudi l’orchestre avec un tel enthousiasme que j’ai eu le sentiment d’avoir fait quelque chose de bien. C’est le lendemain seulement que le conflit a éclaté, quand un certain nombre d’hommes politiques ont qualifié ce concert de scandale, alors qu’ils n’y avaient pas assisté.