Archives pour la catégorie immigration

Abattoirs bretons : les médias s’en prennent aux intérimaires roumains et polonais

France 3 Bretagne – « Des intérimaires roumains employés par Gad à Josselin (56) »
Reportage publié le 23/10/2013 | mis à jour le 28/10/2013

Les médias français semblent très frileux en matière de libre circulation intra-communautaire.

« Pendant que près de 900 salariés de Gad redoutent de perdre leur emplois à Lampaul-Guimiliau, Saint-Martin-des-Champs ou Saint-Nazaire, l’entreprise embauche des intérimaires roumains à Josselin, dans le Morbihan. Une tendance à l’emploi de main d’œuvre étrangère, de plus en plus forte en France. »

Pourtant, ces « travailleurs détachés » constituent une main d’œuvre qualifiée
qui ne coûte rien à la collectivité française, contrairement à l’immigration.

Les agences roumaines d’interim financent le transport et les logements des travailleurs roumains. La différence se fait sur les charges sociales. Selon un représentant d’une agence d’intérim roumaine joint au téléphone : “Pour un euro de salaire versé, avec les charges patronales cela correspond à 1,8 euros en Roumanie, 2,1 en France”.

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Désaccord européen sur le statut des « travailleurs détachés » [Le Monde 15-10-2013]

« La mobilité des travailleurs est génératrice de fraude, elle est autorisée mais donne lieu à un nombre considérable d’abus », a rappelé mardi Michel Sapin, le ministre français du travail, jugeant la situation « extrêmement dommageable pour les salariés » qui ne bénéficient pas des conditions de travail auxquelles ils ont droit, que ce soit le salaire ou les horaires. Les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique et l’Allemagne sont sur la même ligne et veulent renforcer la responsabilité des entreprises co-contractantes ainsi que des sous-traitants.

Mais certains Etats membres des anciens pays de l’Est craignent qu’un renforcement des moyens de contrôle n’aille à l’encontre de la libre circulation des travailleurs. Le Royaume-Uni, de son côté, n’est pas favorable à un surcroît de réglementation. Le dossier sera évoqué lors de la prochaine réunion des ministres européens du travail en décembre, qui sera « une réunion de la dernière chance », selon le ministre français.

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Paradoxalement, ces mêmes Bretons semblent s’être accommodés de l’immigration africaine.

Abattoirs bretons : des Maliens musulmans à la chaîne porcine
France-24 2009 – battage médiatique autour d’un modèle «d’immigration réussie »

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A six mois des élections municipales, le Front Républicain fait bloc contre les Roms

Plus un jour sans une déclaration fracassante, de droite comme de gauche, sur ce dossier qui divise également au sein du gouvernement.

http://dai.ly/x15evq5

En France, on a le droit de dire ou d’écrire que
« les Roms ont vocation à rester dans leur pays d’origine ou à y retourner », mais on n’a pas le droit de penser
que les Africains pourraient partager la même vocation…

Vingt quatre ans après, va-t-on restaurer le rideau de fer?
Rama Yade (Ancienne secrétaire d’État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme) exorte la Roumanie et la Bulgarie à retenir les Roms chez eux.

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Selon un sondage BVA, complaisamment relayé par i-Télé et Le Parisien, neuf Français sur dix estimeraient que les Roms s’intègrent mal dans la société française et sept Français sur dix penseraient que le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a eu raison de le dire. Les Roms seraient «un groupe à part», si l’on en croit un sondage mené en 2012 par la Commission nationale consultative des droits de l’homme.

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http://dai.ly/x15fazk

Martin OLIVERA
(Anthropologue, membre de l’Observatoire européen Urba-Rom)
Auteur de « Roms en (bidon) villes »
passe en revue quelques uns des clichés qui collent à la peau des Roms :
France 5 « C dans l’air » du 27-09-2013:
« Les Roms divisent le gouvernement ».

C dans l’air : les Roms divisent le gouvernement 27/09/13 (intégrale)

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Roms en bidonvilles

Cliché numéro 1 : ils sont nomades par nature

«Il n’y a pas de Roms ou de Tsiganes nomades, du tout.» Martin Olivera, anthropologue membre de l’Observatoire européen Urba-rom et formateur en Seine-Saint-Denis auprès de l’association Rues et Cités, s’explique : «Il n’y a qu’une petite minorité de groupes qui ont une tradition de mobilité saisonnière, sur de petites distances et toujours à partir d’un point d’attache, lié à leur travail : ferronerie, musique… Mais l’immense majorité d’entre eux est sédentaire.»

Cliché numéro 2 : ils déferlent sur l’Europe

En France, on estime cette population rom, gens du voyage compris, à 500 000 personnes, essentiellement Français et installés. Les Roms «migrants», ceux dont il est question dans le débat public, seraient 15 000, dont une moitié d’enfants, selon diverses estimations, dont celle du collectif Romeurope. Présents pour la moitié en région parisienne, les autres principalement autour de Lille, Lyon et Marseille, ils sont pour la plupart Roumains et Bulgares. Or, ce chiffre est stable depuis plusieurs années malgré les politiques d’expulsions. Autrement dit, ce sont les mêmes groupes qui vont et viennent, via le système, critiqué, des aides au retour. Ce qui invalide l’idée, véhiculée par le Front national, d’un réservoir inépuisable de millions de Roms prêts à débarquer.

Cliché numéro 3 : ils s’entassent dans des bidonvilles

Les Roms n’ont ni pour idéal de vie ni pour tradition de s’entasser à 40 dans des squats. Ni de camper dans des recoins urbains. Pas davantage en Roumanie ou Bulgarie qu’en France. C’est une résultante de la précarité dans laquelle il sont plongés. «Bien des Roms vivent le plus normalement du monde en appartement, dans des maisons, mais ceux-là sont « invisibles » aux yeux de la société. Il y a donc un effet de loupe sur les autres, qui sont en bidonville parce qu’ils n’ont pas d’autre lieu où aller», souligne Malik Salemkour, vice-président de la Ligue des droits de l’homme et cofondateur de Romeurope. «Leur idéal de vie ce n’est pas de constituer des immeubles des Roms ! Ils aspirent à se disperser, à s’installer et à sortir de la stigmatisation.»
Le regroupement ? Un réflexe d’entraide et de sécurité. «Il y a chez les Roms une culture familiale forte, mais pas plus que chez les migrants chinois ou africains, sans que pour ces derniers on ne parle de clanisme», note Malik Salemkour.

Cliché numéro 4 : ils ne veulent pas parler français

Dans les bidonvilles, la plupart des enfants, quand ils sont scolarisés comme le prévoit la loi française pour les moins de 16 ans, apprennent assez vite le français. Les choses se compliquent avec les expulsions, qui entraînent une rupture de la scolarisation. Même difficulté chez les parents, qui sont généralement accompagnés dans leur apprentissage du français par des associations, comme pour beaucoup de primo-arrivants. Les Roms migrants parlent souvent deux langues : le romanès et la langue de leur pays d’origine. Reste que l’illetrisme est, chez eux, une réalité. Ainsi, en Roumanie, 30 % des Roms adultes sont analphabètes et n’ont jamais été scolarisés en raison de leur situation de pauvreté, selon une étude de l’Unesco. En France, leur apprentissage de la langue est facilité par la proximité du roumain, langue latine, avec le français.

Aide au Développement (9,4 milliards euros en 2013) : 16 pays africains jugés «prioritaires»

La France devra tenir ses engagements OMD (objectifs du Millénaire pour le développement)
Éliminer la pauvreté d’ici 2015, c’est le mot d’ordre des Nations Unies – Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)

Jean-Marc Ayrault confirme que l’aide au développement vers l’Afrique reste sa priorité.
Il cible 16 pays africains «prioritaires» parmi les pays pauvres prioritaires (PPP):

Jean-Marc Ayrault

Bénin, Burkina Faso, Burundi, Djibouti, Comores, Ghana, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, république démocratique du Congo, Tchad, Togo, Sénégal.

«Nous voulons aussi aider des pays qui sont en sortie de crise», a-t-il ajouté. «Et en premier lieu il y a Haïti que nous voulons aider particulièrement tant la relation historique que nous avons avec ce pays nécessite cette aide solidaire, nous avons en quelque sorte une dette morale envers Haïti».

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LE GOUVERNEMENT PRONE UNE POLITIQUE DE TRANSPARENCE.

« Alors que la France est la 4e contributrice mondiale de l’aide publique au développement (9,4 milliards d’euros par an), cette politique reste mal connue d’une majorité de français » (sic).

« D’ici fin 2018, et pour la première fois, des données chiffrées de plus en plus complètes et actualisées concernant les projets d’aide au développement en cours seront publiées sur la plateforme nationale data.gouv.fr ».

Cette politique est méconnue car les véritables bénéficiaires sont:

– d’une part les entreprises françaises qui auront réussi à décrocher des contrats partiellement subventionnés dans le cadre de ce dispositif.

– d’autre part les autorités locales, qui en contrepartie des largesses de l’État français, accorderont des franchises fiscales à ces mêmes entreprises.

Conclusion, le contribuable Français sera le dindon de la farce.
Coup de grâce : il devra s’acquitter du coût de l’immigration, qui aura été judicieusement débudgétisé de l’aide au développement. Double peine.

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Le Premier ministre a réuni, le 31 juillet 2013,
le Comité Interministériel de la Coopération internationale et du Développement (CICID),
en présence de 15 ministres concourant à la politique française de développement.

Le CICID définit les axes prioritaires de la politique française de développement et de solidarité internationale, dans le cadre du programme des Nations Unies – Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Il n’avait pas été réuni depuis juin 2009. Officiellement, cette réunion du CICID témoigne de la volonté du Gouvernement de répondre aux défis du siècle que sont pour lui la lutte contre la pauvreté et la préservation de la planète.

Le Portail du Gouvernement: livre pêle-mêle :

– 3,1 Md€ c’est le montant du budget de l’aide française en 2013.
– France, 4e contributrice mondiale, représente 10 % de l’aide mondiale.
– 9,4 Md€, c’est le montant global des dépenses qui concourent à l’aide française
(budget, prêts, annulations de dette, secteur humanitaire, accueil des étudiants).
– France, 2e contributrice au Fonds mondial contre le sida, le paludisme, la tuberculose.

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À partir de 2014, la France concentrera la moitié de ses dons et les deux tiers de ceux de l’AFD vers les pays pauvres prioritaires (PPP)

85 % de l’effort financier en faveur du développement seront dirigés vers les pays de l’Afrique subsaharienne et les pays voisins du sud et de l’est de la Méditerranée.

Dans ce cadre, les pays d’Afrique subsaharienne demeurent la priorité de la France. L’ensemble des instruments : dons, aides budgétaires, prêts bonifiés ou non bonifiés, souverains ou non souverains, prises de participations, garanties, financements innovants y seront mobilisés, dans tous les secteurs opportuns.

Dans les pays voisins du sud et de l’est de la Méditerranée, la France interviendra prioritairement sous forme de prêts, complétés par des actions dans les domaines culturels, scientifiques et de formation. L’engagement de la France ciblera la gouvernance démocratique, le renforcement des secteurs agricoles et industriels, la création d’emplois et l’aménagement durable du territoire.

La politique française d’aide au développement
doit contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Dans le cadre de la préparation de l’accueil par la France en 2015 de la conférence des Nations unies sur le climat, le CICID confirme l’objectif de l’Agence Française de Développement (AFD), acteur principal de la politique française, d’intégrer un co-bénéfice climat dans 50 % des projets qu’elle finance.

Le CICID adopte une nouvelle « stratégie genre et développement» pour la période 2013-2017.

Par exemple, d’ici 2017, 50 % des projets et programmes de l’aide au développement devront comporter un objectif d’une meilleure responsabilisation des entreprises multinationales françaises, vis-à-vis de leurs filiales et de leurs fournisseurs dans les pays en développement.

Le CICID réaffirme l’attachement de la France aux financements innovants  » pour le développement ».

La France est le 1er pays au monde à avoir mis en place une Taxe sur les Transactions Financières et à en avoir affecté une partie des revenus au développement, jamais actualisée depuis sa création en 2006, la taxe de solidarité sur les billets d’avion sera revalorisée de 12,7 % (correspondant au « rattrapage de l’inflation »)
au bénéfice de la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose.

Défilé du 14 juillet: le peuple Français mis sur la touche – Un arrière-gout de 2010

Tour Eiffel - enfants de l'arc en ciel - LGBT "Rainbow flag"
Mairie de Paris Tour Eiffel – Enfants de l’arc en ciel – Un mix Afrique du Sud (Asimbonanga) / LGBT « Rainbow flag »
Les troupes maliennes défilent à Paris
14 juillet 2013: Les troupes maliennes défilent à Paris, à l’invitation de François Hollande

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Bouquet final: le sketch des Inconnus
à l’occasion de la Fête Nationale du 14 juillet:

La diversité monte un spectacle sur la Révolution pour Jack Lang.

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ARCHIVE RATGEMINI

PARIS OUTRAGE ! PARIS BRISE ! PARIS MARTYRISE ! MAIS PARIS … LIBÉRÉ ???

14 juillet 2010, Nicolas Sarkozy s’était justifié ainsi:
« Des milliers de soldats venus d’Afrique sont morts pour la France lors des deux guerres mondiales ».